Jeudi 8 janvier, à l’espace André-Jarlan, la projection de quatre courts-métrages réalisés par l’acteur et cinéaste Patrice Guillain a proposé au public un véritable cheminement sur les traces de la mémoire des guerres du XXe siècle. Portée par son association « Transmettez, j’écoute », cette rencontre s’inscrivait dans une démarche de transmission, au plus près des territoires et des témoins.
À travers La der des der, Les plaques, Le 17 août à 17 heures en Aveyron et Les flammes qui ne s’éteignent jamais, Patrice Guillain interroge le souvenir des conflits, des lieux et des hommes, en donnant une place essentielle aux histoires locales. Le court-métrage consacré aux fusillés de Sainte-Radegonde, le 17 août 1944, a trouvé une résonance particulière grâce au témoignage de Nicole Laromiguière. Son histoire familiale, intimement liée au drame et au maquis du Guesclin, a incarné cette mémoire encore vive et fragile, que le cinéma contribue à préserver.
La projection a rassemblé une cinquantaine de personnes, dont les élèves de 3e du collège Jeanne d’Arc, venus échanger avec le réalisateur sur son parcours, son engagement et l’importance de recueillir la parole des derniers témoins. Ces échanges ont souligné combien la mémoire ne se transmet pas uniquement par les livres, mais aussi par les récits, les images et la rencontre.
Par ce temps de projection et de dialogue, la commune de Rignac affirme son engagement à faire vivre la mémoire collective et à sensibiliser les jeunes générations à l’histoire de leur territoire.
